Éradiquer la menace terroriste au Nigeria par la coopération régionale

​La présente note d’analyse a été rédigée et publiée grâce à une collaboration avec le think tank l’Afrique des idées.

Elle s’intéresse aux initiatives nationales et régionales de lutte contre le terrorisme au Nigéria. Grâce aux informations récoltées et à l’analyse, on y découvre que la menace terroriste incarnée par la secte Boko Haram résulte de dysfonctionnements dans l’appareil sécuritaire et des renseignements dans le géant ouest-africain. 

Cette faiblesse de l’État nigérian à mesurer la portée des revendications du groupe islamiste au moment de sa création dans les années 2000 a favorisé un véritable ancrange social de la secte. 

Face à l’urgence de trouver des mesures adéquates pour lutter contre Boko Haram et également celle de freiner l’internationalisation de ses attaques en Afrique de l’Ouest et du Centre, les États de ces sous-régions ont mené des actions conjointes dont les résultats s’apprécient diversément. 

La notion de « la responsabilité de protéger » qui est le fil rouge de la présente note d’analyse permet de faire apparaître le cadre juridique pouvant encadrer les actions de coopération interétatiques pour la lutte contre Boko Haram en Afrique de l’ouest et du centre.

More at : http://terangaweb.com/eradiquer-la-menace-terroriste-au-nigeria-par-la-cooperation-regionale/

Advertisements

Les données ouvertes et la crise électorale au Gabon

Le vendredi 23 septembre 2016, la crise électorale gabonaise connaissait son apogée avec la proclamation par la Cour Constitutionnelle des résultats définitifs des élections présidentielles du 27 août 2016. Il est possible de considérer que la naissance de cette crise remonte au 31 août 2016, jour de la proclamation par le Ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, des résultats provisoires de ladite élection. Ces résultats provisoires donnaient pour vainqueur le Président sortant, Ali Bongo Ondimba, avec un pourcentage de 49,80 % des votes contre 48,23 % pour son challenger, Jean Ping.

Toutefois, si l’on doit être rigoureux dans l’analyse, on pourra considérer que cette crise politique est véritablement née lorsque l’ancien Président de la Commission de l’Union Africaine, et aujourd’hui leader de l’opposition au pouvoir en place, s’autoproclame Président élu de la République gabonaise dès le 28 août 2016, c’est-à-dire au lendemain du vote. Cette annonce absolument inattendue par la communauté internationale, n’a pas ébranlé pour autant la partie adverse. Sûre de son fait, elle démontrait sa sérénité en appelant ses militants à attendre calmement la proclamation des résultats officiels.

L’étude des rebondissements de la crise électorale de 2016 au Gabon est d’un intérêt certain en ce qu’elle dévoile ce que l’utilisation ou la manipulation des données publiques peut avoir de fâcheux sur la stabilité politique d’un État. En effet, différents débats lancés par des citoyens actifs sur le Web ou par des militants politiques ont porté non seulement sur la diffusion des grandes tendances lors de ce vote, mais également sur la population électorale et le supposé gonflement de son nombre dans certaines provinces de l’État gabonais.

Il devient donc urgent pour le défenseur du respect des règles démocratiques pour la conservation de la paix de jeter un regard critique sur l’atmosphère politique véritablement délétère au Gabon, depuis le saccage et la mise à feu du Parlement gabonais dès la lecture du procès-verbal de la Commission nationale électorale autonome permanente (CENAP) par le Ministre Moubelet-Boubeya. Notre analyse se reposera sur la question de fond suivante. Que peuvent les données ouvertes pour aider à conserver la paix en période électorale dans les pays africains ?

Cette question principale de notre analyse sera étudiée dans un premier temps en levant un coin de voile sur la notion de données ouvertes et ses implications sur le plan politique. Ensuite, nous exposerons quelques initiatives gabonaises qui ont eu pour objectifs de mettre de diffuser des données publiques afin que chacun se fasse une idée de la manière dont a été géré le processus électoral. Enfin, nous terminerons cette analyse sur ce qu’il est utile de retenir de la crise gabonaise et de la pratique de l’ouverture des données pour prévenir les conflits postélectoraux en Afrique.

I- Les données ouvertes : contenu et application

Il existe une multitude de sources qui proposent des définitions des données ouvertes ou Open Data. Principalement d’origine anglophone, une donnée ouverte désigne selon l’Open Data Handbook, une information « qui peut être librement utilisée, réutilisée et redistribuée par quiconque – sujette seulement, au plus, à une exigence d’attraction et de partage à l’identique »[1]. Toujours selon ce guide, l’Open Data répond à un besoin principal qui est celui de l’interopérabilité, c’est-à-dire, « la capacité de divers systèmes et organisations à travailler ensemble (interopérer) ».

Cette notion qui paraît complexe à première vue est davantage présentée par le Livre blanc sur les données ouvertes publié par l’Institut des sciences de l’Homme de Lyon en France. Les chercheurs de cet institut fondent le principe de l’ouverture des données sur la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 en son article 15 qui stipule : « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration »[2]. L’Open Data se repose donc sur l’exigence de la transparence et de la traçabilité des actions publiques. Il est, toujours selon les chercheurs de l’Institut des sciences de l’Homme, « une autre manière d’appréhender l’action publique (car elle n’est pas la seule à être visée), mais également, voire surtout, l’entrée de nos sociétés dans une nouvelle ère régie par les données »[3].

La logique essentielle qui sous-tend cette doctrine de la transparence publique est donc de permettre à chaque citoyen de comprendre l’action publique, de maîtriser les ressorts des décisions prises par les dirigeants afin de pouvoir donner un point de vue éclairé. Toutefois, loin de l’angélisme béat que pourrait susciter un tel discours, il est utile de garder un certain degré de scepticisme quant à la nature des données mises à la disposition des usagers des structures publiques ou privées en charge de les produire. C’est ainsi que Évelyne Ruppert, sociologue d’origine britannique, partageait ses doutes quant à la transparence absolue véhiculée par l’Open Data, qui serait pour elle « un leurre, car les gouvernements choisissent toujours ce qu’ils communiquent, et ne partagent jamais les informations les plus importantes »[4]. Ce dont se défend bien entendu Henri Verdier, ancien Directeur de la mission Etalab et Administrateur général des données[5], appelé à répondre à la sociologue britannique. Pour ce dernier, l’ouverture des données va au-delà de la recherche de la simple transparence, puisqu’elle devrait plutôt se reposer sur le concept de responsabilité de l’auteur de la donnée face au public. Un administrateur qui prend un acte doit pouvoir l’assumer devant la population tout entière et engage directement sa responsabilité au cas où son acte est entaché d’irrégularité.

Cette clarification conceptuelle de l’Open Data nous paraissait importante afin de mieux comprendre l’intérêt du concept dans le cadre d’une crise électorale, notamment celle gabonaise. Nous analyserons cet intérêt à l’aune des initiatives d’ouverture des données prises dans ce contexte précis.

II- L’accès public aux données électorales au Gabon

Le 7 août 2016, Mays Mouissi, célèbre analyste et activiste abonais, publiait les résultats d’un audit sur le fichier électoral gabonais en présentant ce qu’il appelait « les curiosités de la liste électorale qui font douter de sa fiabilité »[6] . Dans cet article publié sur son site Web, l’analyste démontrait qu’un croisement de ce fichier électoral au recensement général de la population et du logement réalisé par l’État gabonais en 2013 faisait état d’un certain nombre d’irrégularités. Celles-ci portent notamment sur l’accroissement inexplicable selon l’auteur, de la population électorale dans certaines localités par rapport à la population officielle mise en évidence par le recensement de 2013. Ainsi sur 59 localités identifiées par Mays Mouissi, la population électorale serait de 66.073 personnes contre un résultat au recensement général de 2013 de 39.291 personnes. À ces chiffres s’ajouteraient ceux de 18 autres localités dont la population officielle tirée des résultats du recensement serait inscrite à 80 ou 100 % sur la liste électorale ce qui soulèverait des problèmes selon l’auteur de l’analyse[7].

En face de cette réflexion largement relayée sur les médias occidentaux, intervient une réplique du Professeur de droit public et science politique à l’Université Omar Bongo, Guy Rossatanga-Rignault, également proche du régime du Président Ali Bongo[8]. Aux curiosités dénoncées par l’activiste Mays Mouissi, l’enseignant oppose une démarche factuelle qui se résume essentiellement à dire que les populations résidentes dans une localité conservent le droit de s’inscrire sur la liste électorale dans une autre localité. Ainsi, les « gonflements » présumés de la population électorale dans certaines localités par rapport à la population officielle s’expliqueraient aisément par le fait que des habitants d’autres localités ont préféré venir s’inscrire et voter ailleurs pour des raisons liées entre autres à la résidence ou aux intérêts économiques.

Il est absolument intéressant dans le cadre de la présente analyse sur l’impact de l’ouverture des données sur le processus électoral de se pencher sur cet échange de réflexions par médias interposés. En effet, la démocratie est un jeu qui n’a de sens que quand deux opinions opposées peuvent être exposées et défendues sur la place publique. De plus, dans le cadre de la transparence exigée dans l’organisation de tout scrutin, il apparaît essentiel que chaque citoyen ait accès à la liste électorale, même s’il s’agit essentiellement de connaître son bureau de vote.

Au Gabon, la liste électorale a ainsi été mise à la disposition du public ce qui a permis à Mays Mouissi de faire son analyse comparée avec les résultats du recensement général de la population. De notre point de vue, ceci répond déjà à une certaine ouverture des données comme facteur de consolidation du jeu démocratique.

Un autre état de fait peut permettre d’appréhender l’opérationnalisation du principe de l’Open Data au cours de la période électorale gabonaise. Il s’agit encore une fois d’une initiative de Mays Mouissi en partenariat avec divers sites d’informations gabonaises, portant sur la compilation des procès-verbaux et informations recueillies par des observateurs déployés sur le terrain électoral. La fiabilité desdites compilations ne pouvant pas être attestée par nous, il n’en demeure pas moins que l’initiative conserve un certain intérêt. En effet, face aux risques de manipulation ou de distorsion des résultats issus des urnes, différentes actions sont prises notamment par des organisations de la société civile afin de sécuriser le vote et d’assurer la transparence des résultats.

C’est notamment le cas au Bénin, où lors des élections présidentielles de mars 2016, une plateforme électorale des organisations de la société civile a été mise en place sur financement des partenaires techniques et financiers afin de « créer une synergie d’actions entre les organisations de la société civile béninoise, de renforcer la participation des jeunes et des femmes aux processus électoraux au Bénin à travers l’organisation de différentes mobilisations sociales et des communications de masse, d’assurer la médiation entre les acteurs en charge des élections ainsi qu’avec les partis et alliances de partis politiques et d’effectuer un monitoring du processus électoral afin d’avoir, tout le long de ce cycle, des élections apaisées, crédibles, transparentes et sans violence »[9].

Cette initiative citoyenne a notamment permis de mener différentes actions avant, pendant et après les élections afin de s’assurer que le vote, acte démocratique par essence, ne débouche pas sur une crise politique ou sécuritaire. Ainsi, 3050 et 3350 observateurs déployés au 1er au 2nd tour des élections présidentielles béninoises ont permis de récolter des informations pertinentes sur le déroulement du scrutin et les grandes tendances.

Retournant au processus électoral gabonais, on s’aperçoit qu’une initiative privée a, dans une certaine mesure, porté les espoirs d’un peuple à la recherche de transparence et de vérité. Ainsi, dès le 27 août 2016, c’est-à-dire au soir du scrutin électoral à un tour, Mays Mouissi publiait sur son site des « résultats nationaux » qui donnaient pour gagnant l’opposant Jean Ping.

Il n’est pas le lieu ici de décrypter la pertinence de la publication des résultats ou grandes tendances d’une élection présidentielle par une association de citoyens en violation de la loi électorale qui prévoit que seul le Ministre de l’Intérieur présente le rapport général de la CENAP. La Cour Constitutionnelle gabonaise a ensuite la charge de valider ou non les tendances contenues dans ledit rapport en proclamant les résultats définitifs de l’élection. Il nous parait plutôt utile de présenter l’utilisation que l’on pourrait ou devrait faire des données ouvertes afin d’éviter l’apparition des grandes contestations ou des violences postélectorales.

III- L’ouverture des données pour la prévention des conflits postélectoraux en Afrique

Au Bénin, la participation de la plateforme électorale des OSC a permis, dans une large mesure de rendre nulle les contestations qui auraient pu naître à la suite de la proclamation des résultats officiels[10]. En effet, les observateurs déployés sur tout le territoire national ont récolté des données primaires portant notamment sur le déroulement des élections, l’organisation du scrutin ou encore la compilation des procès-verbaux de dépouillement. Ces données ont été corroborées par les résultats officiels présentés à l’issue de la publication des grandes tendances par la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Le succès de la plateforme électorale des OSC du Bénin et le soutien reçu de la part des différents acteurs nationaux ou interntionaux[11] pourrait également se traduire par la nature des données récoltées et analysées par l’institution. Il s’agit, comme le rappelle le Livre blanc sur les données ouvertes, des données complètes, primaires (telles qu’elles ont été collectées sans traitement secondaire), tenues à jour, accessibles, pouvant être traités automatiquement, disponible dans un format non-propriétaire et libre de droits[12].

Une analyse comparée de l’initiative de collecte des données au Bénin et au Gabon permet de déterminer que ces différents principes n’ont pas tous été respectés dans le cadre électoral. On ne peut donc pas à proprement parler d’ouverture de données ou d’Open Data. Mais il est évident à l’analyse du contexte béninois que l’effort de collecte et de monitoring mené a favorisé le déroulement pacifique et l’aboutissement heureux du processus électoral.

Dans le cas gabonais, tout au contraire, l’initiative de Monsieur Mouissi n’a pas permis d’éviter la crise. Cela pourrait s’expliquer par la non-disponibilités des autorités officielles à appuyer une telle action, la publication des résultats par le site privée en violation des dispositions législatives qui établissent les voix autorisées pour le faire ou encore la non-existence d’une réelle autonomie des organes de gestion des élections que l’on pourrait à certains égards considérer comme inféodés au régime en place.

Pourtant, l’importance de l’Open Data dans un processus électoral est réelle en ce que cela assure une véritable transparence du vote, une participation forte des votants ou une meilleure gestion des tensions électorales[13]. Cependant, il est indispensable que ces données électorales ouvertes répondent à des critères bien précis à savoir : leur mise à disposition en temps réel, leur présentation dans les moindres détails, leur accessibilité de manière libre et gratuite sur le Web, leur complétude ou encore leur disponibilité de manière permanente[14].

Conclusion

Afin de permettre une effective contribution des données ouvertes à la prévention des crises électorales en Afrique, il est indispensable que les acteurs publics s’approprient le concept et l’intègrent dans leur rapport aux gouvernés. Afin de rattraper le train de l’innovation en marche et de contribuer à renforcer la pratique démocratique chez eux, il est donc recommandable que ces États alignent leurs procédures et législations sur les principes définis par le Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO)[15].

Cette initiative lancée en 2011 par 8 Etats du monde a pour objectif de renforcer les engagements des gouvernements à adopter une politique d’ouverture des données afin d’assurer la transparence et la lutte contre la corruption. Le PGO a reçu depuis son lancement plusieurs déclarations d’États souhaitant s’engager dans l’Open government. Le PGO met à la disposition de ces États, les ressources et l’expertise nécessaire pour réussir leurs transitions vers l’ouverture des données.

En somme, sur initiative des gouvernements ou des organisations de la société civile portant le plaidoyer des données ouvertes, les processus électoraux en Afrique peuvent avoir de beaux jours devant eux si les États s’engagent à soutenir ou à favoriser une réelle transparence des opérations, une participation active et réactive des citoyens et l’accessibilité de tous aux données publiques produites avant ou à l’issue du vote.

 

Crédit photo: © AFP

[1] https://opendatahandbook.org/guide/fr/what-is-open-data/

[2] MESZAROS B et al., Livre blanc sur les données ouvertes, Institut des sciences de l’Homme, Lyon, 2015, p.10.

[3] Id., p.15.

[4]http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/11/open-data-democratie-reponse-dhenri-verdier-m-data-gouvernement-254156

[5] Id.

[6] http://www.mays-mouissi.com/2016/08/07/gabon-curiosites-de-liste-electorale-douter-de-fiabilite/

[7] En effet, il fallait compter sur l’abstention primaire des personnes en âge de voter mais qui ne se seraient par inscrites sur la liste pour des raisons variées ou encore sur les jeunes présents dans la population officielle mais qui n’aurait pas pu voter en raison de leurs âges en dessous de l’âge légal. Voir Mays Mouissi, op.cit.

[8] http://gabonreview.com/blog/replique-de-guy-rossatanga-rignault-a-mays-mouissi/

[9] Plateforme électorale des OSC du Bénin, Salle de situation électorale, Election présidentielle de mars 2016 au Bénin, Rapport général Initiative « Citoyen, Veille et Contribue », 2016, p.21.

[10] WANEP Bénin, Rapport de mission d’évaluation externe de la mise en œuvre de l’initiative ‘’Citoyen, Veille et Contribue’’, 2016, p.63.

[11] Voir notamment le mot du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ibn Mohammed Chambas laissé à sa visite à la Salle de Situation Electorale à son quartier général. Il écrivait en effet : « thanks you for the important work you have done and are doing, especially, today, the day of election to ensure, peaceful and credible elections in Benin. Please keep up the excellent work for consolidation of democracy ». Voir Plateforme électorale des OSC du Bénin, op.cit.

[12] MESZAROS B et al, Livre blanc sur les données ouvertes, Institut des sciences de l’Homme, Lyon, 2015, p.21. A ces principes, les auteurs du livre blanc ajoutent la disponibilité des données en ligne et gratuitement, la permanence de leurs diffusions, l’origine vérifiée des données, la présomption d’ouverture (c’est-à-dire l’existence d’une législation encadrant l’Open Data), la documentation, la sûreté des données collectées et la participation du public.

[13] http://openelectiondata.net/fr/guide/

[14] Id.

[15] www.opengovpartnership.org

#Internationalpeaceday, what is our personal engagement to achieve peace in Africa?

Today is International Peace Day initiated by the United Nations Organization on every 21st September. The message  of the UN Secretary-General, Ban Ki-moon at this occasion this year is: “Let us all work together to help all human beings achieve dignity and equality; to build a greener planet, and to make sure no one is left behind”.

In this single message, Ban Ki-moon addresses everyone on the planet as we should know that we are all agent of change in our communities.

As a viral event, every year, leaders of the world take on this International Peace Day to extend their hopeful message, their ambitions to maintain peace and harmony and their call to actions for every citizen of all nations to commit themselves to achieve peace everywhere.

However, armed conflicts still cause enormous ravage all around the world, and specifically in Africa. In Gabon, the post-electoral crises have driven the populations to claim their rights in the streets and it has resolved with riots and killings. In the Democratic Republic of Congo, the issue that is threatening peace in the country is also related to management of elections.

There is no need to mention the others sources of conflicts in others countries such as South Sudan, Somalia or Congo. It appears that Heads of States and leaders are always willing to wish for peace but, are also reluctant to take actions to achieve it.

Nationals of these countries are then called to take on their responsibilities. At this point of my story, I will share some pictures that sum up my opinion on the question.

In a world where kindness has become a rare attitude, it can be risky to call for people to adopt it as a weapon for war. So I will just align it with others positives attitudes such as the one emphasized by Albert Einstein in his quote: “Peace can be kept by force. But it can only be achieved by understanding“.

Albert Einstein was very wise as many years before the deployment of Peacekeeping and Peacebuilding operations by the UN, he has envisioned that Peace was not just a matter of putting down guns. It demands more than that, as we can observe that parties at war generally conclude their differents by signing a political agreement supposed to settle down their issues.

On this International Peace Day, there is a need to be more than optimistic as the joyful physicist. They are a lot of initiatives around the world that are engaging people to work for peace by spreading a positive attitude. I especially want to pay a tribute to the Nonviolent Peaceforce, an international organization nominated this year for the Nobel Prize Of Peace.

In Africa, there are also a lot of young people who feel the need to engage themselves in actions that can help build peace in small communities, countries and overall on the continent. One of them is the Organization of African Youth for Peace, which has assigned itself the mission : “mission is to assist governments in the peace process and crisis management and support the integration of the African Youth in the AU, ECOWAS, UN, OIF Peace Operations of the across the continent”.

I am confident that a massive engagement of youth for peace is already a positive indicator of the change of mentality on the continent. Nations can be at war, leaders can be working only their own interests; if the population especially, youth is engaged to say no to any initiative jeopardizing peace on the continent, this noble objective can be achieved in less time.

This is our commitment to action on this memorable day. This should be our motto and we should do whatever it takes to stick on it.

 

Cover picture credit: Conciliation Resources.

#Blogcamp229, ce que j’ai retenu.

Ce résumé de mon expérience au #Blocamp229 n’est pas le premier billet de ce blog. Il s’agit plutôt de mon engagement personnel à l’action. Je me devais de le partager parce qu’il présente mon état d’esprit au moment précis où je prenais la décision de faire la route du partage de la connaissance au service de la paix en Afrique.

Le samedi 17 septembre 2016 au moment du lancement du Blogcamp initié par l’Association des Blogueurs du Bénin (AB-Bénin), je discutais avec Tiburce Igbaowo Chaffa de ce qui a motivé ma participation à l’événement. Je lui disais que j’avais juste envie de me rapprocher de la communauté numérique du Bénin et ne ressentais pas du tout le besoin de tenir un blog. Parce que je cours trop à gauche et à droite, parce que je prends ces temps-ci beaucoup d’engagements avec des groupes de recherche, parce que ma paresse est légendaire… Bref pour toutes ces raisons.
Pourtant hier soir, rentré chez moi, je créais un nouveau blog (nouveau parce que j’en avais créé un en 2010 ou 2011, que j’en ai créé un en 2015 et que ces deux là n’ont jamais rien reçu de moi que leurs noms de naissance.
Étrangement, ce qui m’a motivé à en créer un nouveau hier soir, je l’ai véritablement su après avoir écouté les communications de la deuxième journée du #Blogcam229.
En effet, j’y ai suivi avec attention les présentations de Maurice Thantan (Pdt de l’AB-Benin) et Justin Yarga (Web-activiste du Burkina). L’une portait en gros sur le gouvernement ouvert et la démocratie. L’autre sur le journalisme citoyen, l’activisme et le plaidoyer.
Retenons donc que le gouvernement ouvert est une autre manière de juger si un État est véritablement démocratique. Cela implique pour cet État de permettre à tous les citoyens d’accéder à l’information publique de manière libre et gratuite (le citoyen peut ainsi participer à l’élaboration du budget national ou de sa commune, assurer un meilleur contrôle de l’action publique). En effet combien de fois n’avons-nous pas voulu écrire un mémoire, article, rapport ou projet, et ne nous sommes pas non pas buter à un agent public retors qui pensait à tort que l’information publique que nous demandions était confidentielle.
Justin Yarga, qui a une assez belle expérience de gouvernement ouvert au Burkina vu que cet État est déjà relativement avancé dans la mise à disposition de tous des données publiques, enfonce le clou d’une belle manière. Pour lui, les données ouvertes par le gouvernement doivent être utilisés massivement par les activistes pour faire des plaidoyers ou autres actions visant à l’amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens. Open gouvernement doit donc être égal de web-activisme à profusion. Chacun devrait en son domaine s’engager à être une force de proposition, un diffuseur d’opinions éclairés par les données mises à disposition par les autorités afin de mieux contrôler et renforcer la pertinence de l’action publique.
En somme, le burkinabé activiste nous invite à militer pour que le Bénin accepte la doctrine de l’Open gouvernement, la mette en pratique afin d’intégrer à moyen terme le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (initiative internationale ayant des règles strictes permettant d’être sûr qu’un pays est véritablement en phase avec le principe). Donc un appel à l’action pour toute cette communauté numérique du Bénin.
Quant à moi, quelle est le type d’action que je suis prêt à déployer à mon échelle ?
Et bien, créer un blog, déjà fait. Choisir une thématique dans laquelle je peux contribuer à développer une connaissance locale, une certaine expertise, déjà fait. Écrire un premier billet, puis un deuxième, puis un autre (pas seulement donner un nom au blog et m’enfuir), mindset activé.
Quant à vous, Chers lecteurs, souhaitez moi du courage et engagez-vous dans votre communauté, à votre échelle. De toute les façons, vous n’avez plus le choix.